Mes vlogs TikTok, YouTube et Instagram sont la matière première (orale, parfois dyslexique) à partir de laquelle je construis les textes (écrits, toujours déconstruits) de ce blog-ci, qui remet en question, de façon colorée, les fondements de nos pensées.
Dans ces vlogs — et la structure de l'univers — la dernière vidéo est la première tandis qu'ici j'ai tenté d'organiser, de façon générale, j'ai mis en haut les essais que je trouve centraux aux sections, mais aucun besoin de les lire dans un ordre précis, j'ai simplement créé des catégories pour faciliter la navigation en approximant des ressemblances, mais ce sont tous des vases communicants.
Le blog est en chantier en ce moment, certains liens ne fonctionnent pas parce que j'aie déplacé le chemin des pages en créant ces sections, je vais devoir tout relire et peaufiner. Je n'ai pas fini de faire de l'ordre dans ce trop plein d'idées, quand j'aurais terminé j'enlèverai ce paragraphe.
Le blogue n'a pas vraiment de porte principale — cinq catégories, plusieurs essais qui se renvoient les uns aux autres, et chacun finit par y tomber par le bout qui le concerne. Mais si je devais tendre quatre textes à quelqu'un que je rencontre pour la première fois, ce seraient ceux-là, pas parce qu'ils sont les mieux construits mais parce qu'ils me touchent.
Du merci., d'abord, parce que c'est là que j'ai trouvé ma voie, au sens propre : la gorge comme passage entre le cœur et la tête, la gratitude comme achèvement du pardon.
Des filles du sentiment., ensuite, parce que de tous les mondes parallèles dont parlent les traditions c'est celui qui me semble le plus pertinent : pas un au-delà lointain, mais ce qui répond, ici, quand on entre dans un lieu — ce que les Japonais nomment kami et les Romains le génie du lieu, ce que le chien sait de son maître. J'y concède tout ce que la science peut expliquer, et je garde ce qui reste.
Des alliances., parce que rien ne me décourage autant, dans la politique actuelle, que ces attitudes sectaires qui, au nom de ceux qu'elles prétendent défendre, exigent de celui qui tend la main qu'il récite le bon vocabulaire avant d'avoir le droit de bâtir un pont, et qui finissent par ne garder que les plus dociles.
De la praxis., enfin, parce qu'il aborde mon anthropologue préféré, Carlos Castaneda, et qu'on a passé cinquante ans à fouiller sa biographie sans jamais regarder du côté où ce serait visible, celui des pratiques, qui ne se vérifient qu'en les faisant.
Si ces quatre-là vous ont retenu, il y en a d'autres.
Du génie. part d'un double sens, le génie est celui qui va à l'origine, et nomme au passage la méthode de tout le corpus : chercher l'instant où quelque chose a été nommé, divisé ou décidé, parce que c'est le seul moment où l'on voit encore que ça aurait pu être fait autrement.
De Mammon., enfin, tient sur une idée qui me hante encore : ce mal-là ne veut rien, et on ne résiste pas de la même façon à ce qui ne vous a pas remarqué.
De l'ennemi., pose la question toute simple du livre Un Cours En Miracles qui dit qu'attaquer l'ego c'est jouer le jeu de l'ego.
Il y'a plein d'autres portes par lequel entrer sur ce site et je vous encourage à juste cliquer sur ce qui vous tente, mais un dernier essai que j'aimerais souligner à otre attention est De la distance. qui cherche à faire le pont entre deux grands écoles ésotériques, celles qui s'intéresse à l'évolution comme Blavatsky et celles qui s'intéressent à la transcendance pure comme Krishnamurti. Évidemment qu'elles se rejoignent en analyse finale mais disons simplement qu'une insiste sur la hiérarchie naturelle et l'autre la nie et que de les réconcilier demande de les regarder.
Cette section n'est pas une catégorie comme les autres. Les cinq catégories regroupent les essais par thème, la méthode, le seuil, la justice, le pays, l'esprit, alors qu'ici c'est la forme qui les réunit, et la forme y fait partie de l'argument : chacun de ces quatre textes prend une question que l'époque traite comme un seul mot, et la démonte en trois articles autonomes qui peuvent se lire seuls sans qu'aucun ne suffise.
Le « ou » des titres n'est pas décoratif. Il pose l'alternative que le mot unique cachait. Ce que je fais dans tous mes textes, mais ce sont mes textes fondateurs au sens où les autres y reviennent : quand un essai ailleurs sur le blogue tranche une question, c'est souvent avec un critère qui a d'abord été posé ici ou inversement que j'aie tenté de synthétiser là, ce n'est pas tant qu'ils priment mais qu'ils tentent de poser des assises pour le lecteur.