Il y a à Montréal une équipe de hockey qui s'appelle le Canadien. Pas le Canadien français, pas le Canadien de langue française : le Canadien, sans qualificatif, au singulier, comme si le mot n'avait qu'un référent possible. Elle a été fondée en 1909 — par un homme d'affaires anglophone, d'ailleurs, qui voulait une équipe capable d'attirer le public francophone de la ville contre les clubs anglais existants. Le nom disait donc à l'époque une chose parfaitement claire, que tout le monde comprenait sans explication : ces joueurs-là sont les nôtres.
C'est aujourd'hui le dernier endroit au monde où le mot fonctionne ainsi. Partout ailleurs, un Canadien est un citoyen de l'État fédéral, et nous sommes une sous-catégorie de cette chose-là, désignée par un adjectif ou par un territoire. Personne ne trouve la survivance étrange. On dit le Canadien sans y penser, dans une ville où le mot ne nous désigne plus, et l'anomalie passe inaperçue parce que le hockey a l'air d'être un domaine sans conséquence.
Il y a là pourtant tout ce dont il sera question : un mot qui a changé de propriétaire, une dépossession qui n'a coûté ni une loi ni une balle, et une amnésie si complète que le survivant du mot ancien ne réveille plus rien. Il faut comprendre comment cela s'est fait, ce que cela a coûté, et pourquoi la dernière étape de l'opération a été accomplie par nous.
Il faut d'abord un outil, faute de quoi tout ceci ressemblera à une susceptibilité.
La linguistique a dégagé au siècle dernier une propriété qu'elle appelle le marquage. Dans une paire de termes opposés, l'un porte un qualificatif et l'autre n'en porte pas, et cette asymétrie n'est jamais neutre : le terme non marqué fait un double travail. Il désigne à la fois la catégorie entière et son membre par défaut. Un acteur peut être n'importe qui; une actrice ne peut être qu'une femme. Un médecin est un médecin; une femme médecin est un médecin avec une précision. Le terme nu occupe la généralité, et le terme qualifié devient un cas particulier de l'autre — non pas son égal, sa variante.
La conséquence politique est immédiate et elle est très économique. Celui qui détient le mot sans adjectif n'a pas besoin de se justifier, parce qu'il n'apparaît pas comme une position : il apparaît comme la description. C'est l'autre qui doit chaque fois expliquer en quoi il diffère, et l'explication elle-même reconduit la hiérarchie, puisqu'on ne diffère jamais que d'une norme.
Bourdieu a donné à cette mécanique son nom politique en parlant du pouvoir de nomination. Ce qu'il appelait pouvoir symbolique n'est pas une influence vague sur les esprits : c'est la capacité de faire tenir une classification comme officielle, c'est-à-dire de faire accepter comme un constat ce qui est une décision. C'est la forme la plus rentable du pouvoir, parce qu'elle s'exerce sans effort continu. Une armée doit rester sur place. Un nom travaille tout seul, y compris dans la bouche de ceux qu'il désavantage, y compris pendant leur sommeil.
Avant de parler de nous, il faut établir que le mécanisme n'a rien de particulier à notre cas — sans quoi l'essai se réduirait à une plainte, et une plainte ne démontre rien.
Prenons l'exemple le plus spectaculaire. Pendant onze siècles, les habitants de l'Empire d'Orient se sont appelés Romains. Ils n'ont jamais cessé; c'est le nom qu'ils employaient entre eux, celui que leurs voisins employaient, celui que les Ottomans ont conservé après la chute pour désigner leurs sujets orthodoxes. Puis, en 1557, un érudit allemand nommé Hieronymus Wolf publie un recueil dans lequel il les appelle Byzantins, d'après le nom de la petite cité grecque qui occupait le site avant la fondation de Constantinople. L'intérêt de l'opération est transparent : si les gens de Constantinople sont des Byzantins, alors le titre romain reste disponible pour l'Occident, qui le revendiquait. Le mot a pris. Il a si bien pris qu'aujourd'hui, expliquer que les Byzantins se disaient Romains passe pour une curiosité d'érudit, presque pour une correction pédante. Une civilisation entière a été rebaptisée après sa mort, et son propre nom sonne désormais comme une erreur qu'il faut justifier.
Prenons-en un deuxième, plus proche. Un continent a été nommé d'après un navigateur florentin par un cartographe lorrain en 1507, et l'un des États qui s'y est installé a fini par capter l'adjectif à lui seul. Américain ne désigne plus les habitants de l'Amérique. Il en désigne à peu près cinq sur seize, et les onze autres doivent préciser.
Le troisième cas est ici, sous nos yeux, et il devrait suffire à interdire tout triomphalisme. Un navigateur génois s'est trompé d'océan en 1492 et a appelé Indiens les gens qu'il rencontrait. Le mot n'a jamais désigné quoi que ce soit d'exact. Il désigne encore aujourd'hui une catégorie juridique canadienne : la Loi sur les Indiens est en vigueur, on y parle de statut d'Indien inscrit et de réserves indiennes, et des centaines de milliers de personnes voient leur existence administrative organisée par un mot né d'une erreur de navigation il y a plus de cinq siècles. Le nom a survécu à la découverte de l'erreur, aux excuses, aux commissions et aux réformes. C'est la meilleure preuve disponible de ce dont un nom est capable quand il a été inscrit quelque part.
Le mot vient d'une langue iroquoienne, où il désignait un village, et Cartier l'a noté en 1535 en croyant qu'on lui donnait le nom du pays. Un siècle plus tard, il désignait des gens.
Dès le milieu du XVIIᵉ siècle, Canadien s'oppose à François. Il ne désigne pas les Européens en Amérique : il désigne ceux qui sont nés ici, par opposition à ceux qui viennent de la métropole, et l'opposition est vécue avec suffisamment de netteté pour produire des frictions parfaitement documentées. Les officiers venus de France pendant la guerre de Sept Ans se plaignent des Canadiens comme on se plaint d'étrangers difficiles : indisciplinés, insolents, portés à faire la guerre à leur façon plutôt qu'à la bonne. Ils avaient raison sur le fait et tort sur le jugement. Cent cinquante ans d'hivers, de rivières, de traite et d'alliances avaient produit autre chose que des Français déplacés.
Après 1760, le mot ne bouge pas. Canadien continue de nous désigner; les nouveaux venus sont les Anglais. C'est encore parfaitement clair en 1806, quand un journal fondé à Québec s'appelle Le Canadien et porte en devise nos institutions, notre langue et nos droits, sans que personne ait besoin de préciser de qui il parle. Le parti qui se forme autour de ces gens s'appelle le Parti canadien. Les nations autochtones, elles aussi, employaient le mot pour nous distinguer des autres.
Pendant deux siècles, donc, le mot a eu un référent unique et non ambigu, et ce référent c'était nous. Ce n'est pas une revendication rétrospective : c'est un fait d'usage, attesté partout, et personne à l'époque n'aurait songé à le contester.
La dépossession n'a pas pris la forme d'une interdiction. Elle a pris la forme la plus douce qui soit, et c'est pourquoi elle a réussi : on ne nous a pas empêchés d'être Canadiens, on nous a fait devenir Canadiens français.
Le mouvement se produit au cours du XIXᵉ siècle, à mesure que la population anglophone du continent adopte le mot pour elle-même. Il n'y a pas de décret, pas de date, pas d'auteur : il y a un usage qui se répand, puis deux termes qualifiés — Canadien français, Canadien anglais — et l'apparition de ces deux adjectifs signale que l'opération est déjà terminée. Car dès l'instant où les deux termes sont marqués, la généralité s'est vidée, et elle est disponible pour qui s'en emparera.
La Confédération de 1867 achève le travail sans avoir à le vouloir. Le nouvel État prend pour nom celui d'un peuple, et à partir de ce moment la question est réglée par la logique même de la citoyenneté : est Canadien quiconque est citoyen de l'État qui porte ce nom. Il devient impossible de revendiquer le mot pour un groupe particulier sans avoir l'air de contester à d'autres leur appartenance légale. Aucune loi n'a été votée contre nous. Il a suffi qu'un État s'appelle comme nous nous appelions, et l'appellation est devenue commune de la manière la plus incontestable du monde.
C'est cela qu'il faut voir, parce que c'est ce qui rend l'affaire difficile à raconter : il n'y a pas de coupable identifiable, pas de moment, pas de document. Une dépossession sans agent, entièrement produite par des glissements d'usage et par une décision constitutionnelle qui ne parlait pas de nous. On chercherait en vain quelqu'un à qui réclamer quoi que ce soit.
Et la dernière étape, il faut le dire tout de suite parce que l'omettre rendrait tout le reste malhonnête, nous l'avons faite nous-mêmes.
Personne ne nous a relégués dans le mot Québécois. Nous l'avons choisi, dans les années soixante, délibérément, contre Canadien français, et le remplacement s'est fait en une décennie à peine — dans la presse, dans les partis, dans les chansons, dans la manière dont les gens se présentaient. Ce n'était pas une résignation. C'était un calcul, et un bon.
Canadien français désignait une ethnie dispersée d'un océan à l'autre, définie par la langue et la religion, protégée le cas échéant par un gouvernement fédéral et par des évêques, et dépourvue de tout levier propre. Québécois désignait la population d'un territoire doté d'un parlement, d'un trésor, d'une fonction publique et d'une capacité législative, même si c'est une province mis sous tutelle sous le fédéral, quasiment comme une réserve, mais n'exagérons pas. Le premier mot faisait de nous une minorité culturelle qu'on gère; le second faisait de nous une majorité politique qui gouverne. Passer de l'un à l'autre, c'était échanger une identité contre un État, et l'on aurait eu tort de refuser.
Mais un troc se juge à ce qu'on a donné, et nous avons donné deux choses.
La première a un visage. En cessant d'être Canadiens français, nous avons laissé seuls tous ceux qui portaient encore ce nom ailleurs : les Franco-Ontariens, les Acadiens, les Franco-Manitobains, les communautés de l'Ouest qui avaient tenu jusque-là dans l'idée qu'elles appartenaient au même peuple que nous. Le mot qui les incluait a été abandonné par ceux qui avaient les moyens de le défendre. C'est l'un des reproches les plus durs qu'on adresse à la Révolution tranquille, et il est fondé.
La seconde est plus abstraite et plus lourde. En prenant un nom territorial, nous avons cédé définitivement le terme non marqué. Il n'était déjà plus tout à fait à nous; il est désormais entièrement à eux, et sans contestation possible, puisque nous en avons publiquement adopté un autre. Nous nous sommes installés dans l'adjectif géographique et nous avons rendu la généralité.
Reste à montrer que cela produit des effets, faute de quoi il s'agirait d'une querelle de vocabulaire.
Voici l'effet principal. Une fois que Canadien désigne tout le monde, notre histoire devient un chapitre régional de la leur. Les cent cinquante ans qui précèdent 1760 ne disparaissent pas — personne ne les nie, on les enseigne — mais ils changent de statut : ils deviennent le préambule d'un pays qui n'existait pas encore, les origines lointaines du Canada, une période fondatrice au même titre que les explorations et les postes de traite. Ils cessent d'être l'histoire d'un peuple pour devenir la préhistoire d'un État. Et un préambule n'a pas de droits.
C'est de là, et de nulle part ailleurs, que vient l'argument qu'on entend régulièrement : le Québec a été créé avec les Anglais. Il faut cesser de le traiter comme une provocation ou comme un mensonge, parce que ce n'en est pas un. Celui qui le formule ne ment pas et ne triche pas : il décrit fidèlement ce que son vocabulaire lui donne à voir. Si Canadien désigne tout le monde, alors il n'y a jamais eu de peuple canadien distinct; s'il n'y en a jamais eu, alors ce qui a précédé la province était une colonie française sans sujet propre; et si la province est le premier objet politique dont nous soyons les habitants, alors elle est bien le lieu de notre naissance, et elle a bien été créée conjointement.
L'argument n'est donc pas un argument. C'est la sortie automatique d'une nomination. Il n'a pas besoin d'être défendu par celui qui l'emploie parce qu'il n'a pas été construit par lui : il lui a été fourni, tout fait, par la langue dans laquelle il pense l'affaire. Et c'est précisément pour cela qu'il est si difficile à contrer sur son propre terrain. On peut lui opposer des dates, il les connaît; des institutions, il les admet; une démographie, il ne la conteste pas. Rien de tout cela ne l'atteint, parce que le travail n'a pas été fait par les faits mais par les mots dans lesquels les faits sont rangés.
Il faut maintenant prendre cette objection dans sa version sérieuse, celle que formule un interlocuteur informé et de bonne foi, parce que la réfuter dans sa version bête ne prouverait rien.
Cette version dit : vos frontières sont un tracé britannique, votre parlement est une institution britannique, votre régime juridique mixte est un arrangement britannique, et votre existence même comme entité politique distincte à l'intérieur d'une fédération est un artefact constitutionnel britannique, produit par les actes de 1774, de 1791 et de 1867. Elle ajoute, et c'est le coup le plus dur, que l'Acte de Québec a rétabli votre droit civil et garanti l'exercice de votre religion à un moment où la logique de la conquête aurait commandé de les effacer — de sorte que le fait français a survécu comme ordre juridique grâce à un texte britannique.
Tout cela est exact et il n'y a rien à en retrancher. Il faut seulement deux remarques.
La première concerne le motif. L'exclusion des catholiques des charges publiques, imposée en 1763 par le serment qu'on leur demandait de prêter, a été assouplie en pratique par des gouverneurs pragmatiques puis levée en droit en 1774, cinquante-cinq ans avant que la même chose se produise en Grande-Bretagne. C'est un fait remarquable et il ne s'explique pas par une conversion morale. Les colonies du sud bouillaient; Londres avait besoin de la loyauté d'un peuple qu'elle venait de conquérir; l'année suivante, une armée américaine remontait le Richelieu et la question de savoir de quel côté pencheraient les Canadiens n'était pas rhétorique. La tolérance de 1774 est un achat. Cela ne la rend pas moins réelle dans ses effets — on peut être sauvé par un calcul — mais cela interdit d'en faire une cofondation.
La seconde remarque est la seule qui compte vraiment. Qu'un cadre ait été bâti pour contenir un peuple ne fait pas de ses bâtisseurs les coauteurs de ce qu'il contient. La province est un artefact britannique; le peuple ne l'est pas. Il existait avant elle, il a existé sous elle, et il aurait existé sous un autre découpage. Confondre le contenant et le contenu — traiter la date de création du récipient comme la date de naissance de son contenu — c'est exactement l'opération qu'on vient de décrire, appliquée une fois de plus. L'objection, dans sa version la plus forte, est encore une démonstration de la thèse.
Il faut d'ailleurs se garder d'un raccourci qui traîne dans ces débats et qui affaiblit tout, celui qui consiste à dire que la province est une réserve rebaptisée. La comparaison est fausse et elle est inutile. Une province légifère, lève l'impôt, administre son droit civil et ses écoles; une réserve est un territoire administré sous une loi fédérale par des gens qui ont longtemps été des mineurs juridiques. Ce sont deux régimes que rien ne permet d'assimiler, et personne ne devrait avoir envie d'essayer. Il faut également renoncer à l'idée que les Britanniques auraient inventé le village encadré : les Français avaient établi Sillery en 1637 et Kahnawake en 1667, et plusieurs de ces établissements sont devenus les réserves d'aujourd'hui. Il faut enfin dire que le système des pensionnats a été une politique fédérale canadienne mise en œuvre en grande partie par des congrégations religieuses, dont des congrégations catholiques et francophones. Ces trois corrections coûtent trois phrases et elles rendent le reste inattaquable.
La thèse aurait quelque chose d'antiquaire s'il fallait remonter à 1867 pour la vérifier. Il suffit de remonter à 1981.
Dans la nuit du 4 novembre, un accord est conclu entre Ottawa et neuf provinces pendant que la délégation québécoise dort dans un hôtel de l'autre côté de la rivière. Le texte qui en sort est proclamé en avril 1982 : une formule d'amendement, une charte des droits, un rapatriement complet. Le Québec ne signe pas. Il n'a pas signé depuis. Saisie de la question, la Cour suprême juge qu'aucune convention constitutionnelle n'exigeait son consentement — c'est-à-dire, en langage clair, que l'opération était régulière.
Vient alors la partie qui nous intéresse, et elle est purement nominale. Le texte s'appelle la Constitution du Canada. Le Québec étant au Canada, c'est donc la constitution du Québec. Il y est soumis, ses tribunaux l'appliquent, ses lois y sont mesurées, et un texte qu'il a refusé de signer régit son ordre juridique tout entier — sans qu'aucune contrainte ait été nécessaire, sans qu'un seul soldat ait bougé, par la seule vertu d'un nom qui inclut d'avance ceux qu'il n'a pas consultés.
C'est l'expérience la plus propre qu'on puisse souhaiter. On y voit le mécanisme fonctionner seul, de notre vivant, sur des gens qui savaient exactement ce qui se passait et qui n'ont rien pu faire — non par faiblesse politique, mais parce qu'on ne se défend pas contre une appellation. Il n'y a rien à contester : personne n'a menti, aucune procédure n'a été violée, la Cour a tranché. Le nom a fait le travail qu'une armée aurait dû faire autrefois, et il l'a fait pour rien.
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Il y a un mot pour désigner la pratique qui consiste à prendre l'appellation de quelqu'un, à redéfinir son existence à travers cette prise, puis à lui reprocher de revendiquer ce qui lui appartenait. Ce mot n'est pas histoire. Mais il faut aussitôt ajouter que cette forme-là de la chose n'a pas besoin d'intention, ni de complot, ni même de mauvaise foi. Elle fonctionne mieux sans, parce que ce qui n'a pas été décidé par quelqu'un ne peut être reproché à personne, et qu'un pouvoir dont on ne trouve pas l'auteur est un pouvoir qu'on ne peut pas faire cesser.
Le nom est l'instrument le moins cher qui existe. Il ne demande ni garnison, ni budget, ni surveillance. Il travaille dans les manuels, dans les formulaires, dans les conversations ordinaires, et surtout dans la bouche de ceux qu'il désavantage, qui le répètent chaque jour sans y penser parce que c'est ainsi qu'on dit. Il transforme une décision en description, et une description n'a pas d'adversaire.
Nous nous appelions Canadiens. Ce n'est pas une revendication, et il ne s'agit pas de reprendre quoi que ce soit — le mot est parti, il est parti en partie par notre propre choix, et le choix qu'on a fait à la place nous a donné un État, ce qui vaut mieux qu'un mot. C'est une phrase au passé, simplement, et exacte. Que cette phrase exacte sonne aujourd'hui comme une bizarrerie, comme une érudition, comme quelque chose qui demande à être expliqué et défendu — voilà qui mesure très précisément ce que l'opération a réussi. Les Byzantins aussi s'appelaient Romains.